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lundi 1 septembre 2014

Test technique d'iframe cartographique

Test d'intégration d'une fenêtre cartographique dynamique du Géoportail par iframe dans Dotclear

Le code suivant : <iframe width="425" height="350" frameborder="0" scrolling="no" marginheight="0" marginwidth="0" src="http://www.geoportail.gouv.fr/embed/visu.html?c=2.4242081818266485,48.84460070786551&z=0.000010728836065757381&l=ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS::GEOPORTAIL:OGC:WMTS(1)&l=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.PLANIGN::GEOPORTAIL:OGC:WMTS(0.63671875)&d=82271(1)&permalink=yes" allowfullscreen></iframe>

est précédé de la balise : ///html

et suivi de : ///

dans le code d'édition du billet en mode wiki.

La sélection des couches est effectuée par l'interface standard en mode authentifié (Mon espace Géoportail/email/mot de passe) ; un croquis (linéaire, surface texte) peut être ajouté et récupéré dans l'iframe dont le code est généré automatiquement comme indiqué ci-dessous (bouton "partager" et option "Copiez le code HTML pour intégrer la carte dans un site") :

Insertion-Geoportail-iframe

dimanche 30 mars 2014

On parle de l'IGN au Sénat

La mission commune d'information sur l'accès aux documents administratifs et aux données publiques du Sénat procède depuis janvier 2014 à une série d'audition des responsables publics et privés de producteurs ou de réutilisateurs de données publiques. Les débats sont également éclairés par l'audition de tierces parties dont le point de vue se dégage bien sûr plus aisément des objectifs ou contraintes propres à chacun des acteurs du secteur. Parmi les sujets évoqués, la diffusion des bases de données de l'IGN, payantes pour partie mais également largement ouvertes gratuitement pour les missions d'intérêt général, d'enseignement ou de recherche, a été évoquée à plusieurs reprises. Je propose ci-après les morceaux choisis concernant l'IGN, dans l'ordre chronologique inverse. L'ensemble des auditions est disponible sur le site du Sénat.


Audition de représentants du ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie le 27 mars

M. Michel-Régis Talon (MEDDE de 18'20 à 19'20)

" Le dernier point ce sera sur le sujet de l'ouverture des données publiques qui constituent aujourd'hui le coeur de métier de certains opérateurs, je pense bien sûr à l'IGN et à MétéoFrance. L'ouverture de ces données, et bien sûr la libre réutilisation de ces données, va poser à ces opérateurs un problème vital de modèle économique. Leur modèle économique aujourd'hui est fondé sur la mise à disposition de données de masse moyennant redevance. Ce modèle économique doit totalement changer et cela va demander un peu de temps. Cela s'inscrit dans un contexte de contraintes très fortes de la dépense publique qui limite aussi les marges de manoeuvre permettant de les faire accélérer."

M. Jean-Paul Albertini ( MEDDE de 39'05 à 41'05)

"Un point peut-être également sur l'ouverture des données pour ce qui concerne l'impact qui a déjà été évoqué en particulier sur l'institut géographique national (NDR : l'"institut national de l'information géographique et forestière") C'est évidemment un sujet très important de préoccupation; il se trouve que le commissariat est l'administration de tutelle de l'IGN au regard de son rôle en la matière. On est dans un double mouvement en quelque sorte, bien sûr Il y a une tendance dans laquelle tout le monde s'inscrit d'ouverture des données et que l'IGN a pleinement intégrée et porte aussi.

Il y a deux éléments qui bien sûr doivent nous rendre extrêmements attentifs, l'un qui est technique, on va dire, mais dans la période actuelle de contrainte budgétaire qui est néanmoins tout à fait forte, qui est la façon dont on fait face aux pertes de recettes qui sont très substantielles au regard de la taille de l'établissement et de son budget, de la façon dont on peut accompagner cela dans la durée. Ca ne peut évidemment pas se faire du jour au lendemain sauf à courir des risques très importants pour l'ensemble des missions de l'IGN et poser des problèmes qui dépassent très largement la simple problématique de l'ouverture des données, donc il faut qu'on soit très attentifs en tant que tutelle et globalement pour le ministère accompagner l'IGN dans cet exercice qui est forcément de ce fait-là pluri-annuel.

Et puis d'autre part d'une réflexion sur le sens que cette ouverture des données peut avoir; autant il est pleinement légitime d'ouvrir des données qui se trouvent être financées par le contribuable, en tout cas pour une large partie, si cela améliore l'information du citoyen, mais quand par contre on constate que finalement cette ouverture, elle va surtout servir à de grands groupes internationaux à réutiliser ces données pour nous les revendre, ou les revendre aux citoyens, on peut être un peu plus interrogatif sur le sens de tout cela.

Ce sont des questions très, très larges qui bien sûr se posent en toutes sortes de domaines, et pas uniquement pour l'IGN, mais qui doivent bien sûr nous rendre très attentifs parce que sinon on pourrait dans quelques années poser un regard assez douloureux sur des décisions ou des mises en oeuvre trop hâtives.

... oui, la météo, je pourrais dire la même chose sur MétéoFrance, on est dans la même problématique, c'est simplement en terme d'incidence potentielle budgétaire immédiate, un peu moins important, donc un tout petit peu moins problématique en instantané."


Audition de M. Mohamed Adnène Trojette le 20 mars 2014 (5'50)

De 5'50 à 6'17 "... les recettes perçues en 2012 étaient non pas de 100 millions d'euros et en hausse comme on a pu l'entendre auprès de certaines administrations mais d'un montant bien plus réduit de 35 millions d'euros et en baisse d'un tiers par rapport à 2010 notamment et ce montant est en partie, 4,5 millions d'euros à peu près, acquitté par des acteurs publics. Le montant des recettes est largement concentré sur un tout petit nombre d'acteurs, l'INSEE et l'IGN."

de 20'55 à 22’40 "4ème risque, le risque de la préférence pour le court terme : je vais prendre un exemple assez simple. En 2010 l'IGN a vendu ses bases de données cartographiques à l'un des géants du web. Ca a rapporté quelques millions d'euros, ce qui a satisfait évidemment, à court terme le directeur général de l'IGN et évidemment le directeur du budget. Toutefois deux ou trois ans plus tard, cela complique à la fois la tâche de l'IGN et de la direction du budget de se rendre compte que l'achat était une opération d'achat unique puisque ces grandes entreprises n'ont plus besoin de ces bases de données et qu'elles ont les moyens d'aller explorer directement le terrain ou de faire travailler gratuitement des utilisateurs en leur proposant un sac à dos avec une caméra lorsqu'ils vont en randonnée ou sur la banquise. Lorsque l'on se rend compte aussi que la barrière à l'entrée, constituée par le prix d'achat, a empêché de nombreux utilisateurs d'accéder à ces bases et de développer des services alternatifs à ces géants du web, et lorque l'on se rend compte que le bénéfice de cette vente est très largement inférieur à la valeur potentielle actualisée de ces bases de données pour la société dans son ensemble.

Alors encore une fois, je ne jette la pierre ni à l'IGN, ni à la direction du budget et c'est justement mes échanges avec eux qui m'ont permis de prendre conscience de la sensibilité de cete question de l'arbitrage inter-temporel et, la stratégie de plateforme justement, offre un outil, un instrument intelligent pour simplifier cette équation et garder aussi la souveraineté sur ces bases de données publiques et je sais que l'IGN travaille en ce sens. Plus généralement, dans ce domaine comme dans d'autres, c'est la question des objectifs globaux de l'Etat et des objectifs particuliers des acteurs publics qui se pose et de la capacité à aligner ces différents objectifs et à les rendre cohérents entre eux qui se pose."


Audition de M. Pascal Berteaud, directeur général de l'IGN (institut national de l'information géographique et forestière), le 27 février 2014

L'audition étant bien sûr totalement consacrée à la diffusion des données de l'IGN, il est préférable de lire ou écouter l'audition en totalité.




Audition de M. Michel Pinault, président du COEPIA (comité d'orientation pour l'édition publique et l'information administrative)le 20 février 2014

de 11'40 à 11'55
« Nous travaillons ... avec les grands opérateurs, nous travaillons la main dans la main avec l'IGN, MétéoFrance et bien sûr avec l'INSEE"


Audition du professeur Jacques Chevallier le 9 janvier 2014
Lire l’ensemble de l’intervention et des questions à M. Chevallier

« Mme Catherine Procaccia. - Si l'IGN, qui est installé dans mon département, avait un statut privé, serait-il contraint de fournir ces données ? ...

M. Jacques Chevallier. - Si l'IGN était privé, il conserverait ses données et les ferait fructifier ! Cet organisme public est contraint de livrer gratuitement ses données à des opérateurs privés. » (NDR : ceci est partiellement inexact, la suite des auditions va le montrer).

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